Comment ça se vit chez nous la gestion responsabilisante et participative? 

On me demande souvent ce que c'est? Comment on y arrive? Pourquoi on aime ce modèle de gestion?  

C'est très humblement que je vous partage des idées et concepts qui marchent chez Beez, autant pour moi que pour les gens que j’embauche.  

Culture d’entreprise  

Premièrement, Il y a une culture d’entreprise qui doit être définie (bien qu’en constante évolution) et endossée par tous les membres de l’équipe. Quand une personne fit moins, ça se sent très rapidement. L’empathie, l’entraide et la générosité deviennent des qualités qui favorisent une belle cohésion. 

Être capable de s’arrêter et réfléchir 

Mettre en place un mode de gestion participative et responsabilisante, ça ne se fait pas en criant ciseaux... et ça commence bien avant qu’on décide de l’appeler comme ça! Depuis 20 ans chez Beez, le concept de réunion annuelle existe. C'est un moment de réflexion, de mise au point, de direction et d’enlignements stratégiques. Ça m'a toujours paru très juste et normal de partager une vision avec l’équipe si je veux qu’on avance ensemble dans la même direction.  

Pendant longtemps, j’ai fait ça à 2, en ayant préalablement consulté l’équipe, mais en ayant, aussi, cette fausse impression que je devais dire où et comment y aller. De retour, je prenais le temps de transmettre à l’équipe. Maintenant, c’est en groupe que ça se passe. Les problématiques et les opportunités, on les observe et on les gère ensemble.  

Croire en l’intelligence collective 

Ça prend une bonne dose d'ouverture et beaucoup d’écoute. Les gens n’ont pas toujours les bons mots et ne mettent pas toujours le doigt exactement sur le bobo, mais ils savent puisqu’ils baignent dedans au quotidien. C’est eux qui ont l’information et c’est en réfléchissant ensemble qu’on a les réponses et solutions. Ainsi, en se mettant tous au même diapason, tout se met en branle de façon assez magique, et ce, avant même que le plan de match ne soit terminé! 

On est co-responsable 

C’est là qu’entre en jeu la co-responsabilité. La fameuse phrase « Ensemble on va plus loin » est tellement vraie. Le leader qui veut tout diriger et contrôler est, selon moi, voué à la fatigue et à l’échec, car pousser les gens est vraiment épuisant. Porter seul la charge de dossier peut-être démotivant et lourd. On n'a pas tous les talents d'où l'importance que chacun soit dans ses forces. On est, aussi, co-responsable de l’esprit d’une équipe et de son niveau de bonheur! 

voir vidéo inspirante: https://www.youtube.com/watch?v=tuE-P9_Dm8U

Être réaliste dans les attentes  

Tous les défis ne sont pas à la portée de tous et de manière égale et équitable. Un nouveau qui débute sa carrière n’a pas la même expérience pour décortiquer et analyser un projet ni pour rebondir. Il est important de donner des responsabilités à leur hauteur. Dans un environnement de ce genre, tous veulent contribuer et se rendre utiles. C’est pourquoi je divise les projets et dossiers et que je demande qui se sent interpellé pour le prendre en charge ou pour collaborer avec le responsable du projet. Il y a, aussi, les projets comme le party de Noël, qui peuvent être à la charge d’un nouveau. On s’entend que c’est une belle façon de se faire les dents sans que les conséquences puissent être trop difficiles. Apprendre à la dure a ses bons côtés, mais je préfère la douceur! En bonus, j’ai la chance de vivre un party de Noël complètement différent d’une année à l’autre, qui en plus est une totale surprise (pour moi qui adore les surprises en plus, c'est win-win!) 

Être à l’écoute et se donner du temps 

Les équipes ont besoin de me consulter. L’idée n’est pas qu’elles se sentent pitcher dans l’inconnu, comme il n’y a pas de médaille pour avoir tout fait sans demander de l'aide ou un avis, bien que j’encourage l’autonomie et la débrouillardise. Ça prend du temps, on fait des tests, il y a des concepts qu’on questionne, revisite, qu’on améliore et d’autres qu’on ne reconduit tout simplement pas. La plupart, pour ma plus grande joie, s’améliorent. Mais l’écoute doit être une qualité primordiale, car lorsqu’on écoute bien, on sait!  

Il nous arrive même de méditer pour mieux écouter. Ça peut sembler bizarre les premières fois pour certaines personnes et ça me gênait, moi aussi, les premières fois, mais l’équipe le demande. Ça doit faire du bien à tout le monde finalement. 

En fin de compte, c'est une foule de choses qui font que ça marche pour moi, pour Beez. On travaille fort, dans un but commun, tous dans le même bateau et on va plus loin, ensemble.  

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